Le bouquet tente de matérialiser l’analogie du champ de fleur explorée dans l'essai illustré dans le but d’essayer de comprendre, mais surtout
d’illustrer les lois et les hasards qui amènent les rencontres fortuites dans un espace. Le plateau représente un
champ vide, comme ceux que l’on retrouve à Kamouraska, surtout en hiver. Une temporalité mise sur pause, puis
redémarrée par l’introduction d’un nouvel élément.
Suivant la logique des contingences, les fleurs sont amenées à se déplacer lorsque leur trajectoire initiale est perturbée
par l’introduction d’une nouvelle fleur. Le champ devient le reflet d’une dynamique où rien n’est figé, ou chaque espace
reste indéfini, mais en perpétuelle réécriture.
L'architecture n'est donc plus considérée comme une forme fixe, mais comme un processus continu de transformation.
L’espace se construit par touches successives. Les matériaux trouvés viennent compléter une structure toujours
inachevée. Autour, rien n’est définitif, tout est appelé à se transformer.
Date
Hiver 2025
Réalistation
Atelier VI, supervisé par Émilie Gagné-Loranger
École d'architecture de l'Université Laval.
© 2025 Charles-Antoine Lauzon.
Tous droits réservés.