La lumière naturelle est souvent perçue comme une ressource capable de créer des ambiances infinies.
Cependant, on la considère trop souvent comme acquise et éternelle.
En tenant compte des mutations sociétales et
environnementales engendrées par l’idéal du mode de vie contemporain, le projet tente de requestionner l’usage de la
lumière naturelle directe en architecture. Dans ce sens, le projet devient une apologie satirique de nos conditions
d’existence dans un monde où la lumière directe a été remplacée par une luminosité diffuse, dispersées par une
infinité de particules en suspension dans l’atmosphère. Il s’agit d’une spéculation, une dérive créative, portant sur
les conséquences du désir de « constante évolution » de l’humanité.
Dans ce sens, le couple fictif qui habite la maison représente une distorsion satirique des rôles traditionnels imposés par la société moderne.
L’homme représente [l’homme ordinaire], la voie pour arriver à l’état actuel. Il est le seul maître à bord, mais il ne fait rien pour améliorer la situation.
La femme est réduite à un état de support, condamnée à se cacher derrière des apparences convenues, à n’exister pleinement que dans l’intimité. Les normes sociales la force à devenir [l’ombre d’elle-même], un jeu trompeur et éphémère.
La maison devient [l’anthologie] de l’humanité, une collection du meilleur et du pire de l’espèce humaine. Un lieu autonome, détaché de toute temporalité, où l'instant présent devient l'unique unité de mesure de l'existence. Elle évolue en tant que mosaïque intemporelle où des fragments de différentes époques coexistent, sans hiérarchie ni logique chronologique.
Date
Décembre 2024
Réalistation
Atelier V, supervisé par Thibault Nguyen,
École d'architecture de l'Université Laval.
© 2024 Charles-Antoine Lauzon.
Tous droits réservés.
[Distinctions]
The [Ordinary Man] has been Highly Commended
for the Beyond Visualisation Award 2025 by Archisource